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Ferdinand Barbedienne(1810-1892)

 

"diane de Gabies"  Hauteur 55 cm (hors pendule) -  Cachet réduction mécanique Collas - Signature Bardedienne 

Naturellement on pourrait objecter que Ferdinand Barbedienne n'était pas un sculpteur. Il fut en fait  bien plus que cela, esthète, technicien hors pair et  industriel avisé. Son principal concurrent Albert Susse n'hésita pas à parler de lui comme d'une "gloire nationale".

La pendule que je reproduis ici témoigne du fait qu'avant d'être des éditeurs d'Art à part entière, la plupart des fondeurs furent d'abord des fabricants de statuettes et figures pour pendules et ameublement.

Le procédé de réduction mécanique (on parle alors de réduction mathématique) mis au point par son associé Achille Collas permit dans un premier temps à leur société de diffuser des réductions d'antiques avant qu'ils ne songent à solliciter des modèles auprès des artistes vivants. La Vénus de Milo, la Diane de Gabies, le Laurent de Médicis furent parmi les premières des oeuvres des grands musées à être reproduites. 

Une lecture attentive du texte de Théophile Gautier  montre bien comment ce type de production, s'intégrait dans un intérieur bourgeois.

"Le comte ouvrit les yeux, et promena autour de lui un regard investigateur ; il vit une chambre à coucher confortable, mais simple ; un tapis ocellé, imitant la peau de léopard, couvrait le plancher ; des rideaux de tapisserie, que Jean venait d'entrouvrir, pendaient aux fenêtres et masquaient les portes ; les murs étaient tendus d'un papier velouté vert uni, simulant le drap. Une pendule formée d'un bloc de marbre noir, au cadran de platine, surmontée de la statuette en argent oxydé de la Diane de Gabies, réduite par Barbedienne et accompagnée de deux couples antiques, aussi en argent, décorait la cheminée en marbre blanc à veines bleuâtres ; le miroir de Venise où le comte avait découvert la veille qu'il ne possédait plus sa figure habituelle, et un portrait de femme âgée, peint par Flandrin, sans doute celui de la mère d'Octave, étaient les seuls ornements de cette pièce un peu triste et sévère ; un divan, un fauteuil à la Voltaire placé près de la cheminée, une table à tiroirs, couverte de papiers et de livres, composaient un ameublement commode, mais qui ne rappelait en rien les somptuosités de l'hôtel Labinski." Théophile Gautier. L'Oeuvre fantastique.

Of course it could be objected  to me that Ferdinand Barbedienne was not a sculptor. He was in fact much more than that, aesthete, expert technician and a well advised industrialist. Its main competitor  Albert Susse did not hesitate to describe him as a "national glory".

The clock that I reproduce here testifies that, before being editors of Art, the majority of the founders, were initially manufacturers of statuettes and figures for cloks  and furnishing.

The mechanical process of reduction (also commonly known as mathematical reduction) developped  by its associate, Achille Collas, initially ensured their company to diffuse reductions of antiques before they began to request contemporary artists to  make new models. The Venus of Milo, the Diane of Gabies, the Laurent de Médicis were among the first  works of the large museums to be reproduced.

An attentive reading of the above text (in french) of Theophile Gautier shows  how this type of production was integrated in a middle-class interior.

 

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