 |
Clément Quinton, qui
commença ses envois au Salon en 1879 avec un "pâturage à Bonneuil",
resta, sa vie durant,
un peintre de paysages et de troupeaux. Son oeuvre, étrangère à
l'agitation du moment, est la célébration délicate et confidentielle
d'une communion profonde avec la nature.
Aussi étonnant que
cela puisse
paraître, la technique sans faille, sobre et précise, est pourtant un
travail d'atelier. Les paysages, receuillis sous formes d'ébauches,
étaient en effet, achevés, dans son atelier de Saint-Maur.
Plus
encore que ses devanciers de l'école de Barbizon (et notamment
Charles Emile Jacques), Quinton témoigne d'une sensibilité qui exclut
tout emportement et se contente, à travers une vision purement
naturaliste, de nous renvoyer à la beauté simple d'un monde où les
splendeurs de la nature sont incarnées par de simples troupeaux
paissant.
|