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Antonin Mercié (1845-1916)

"David vainqueur de Goliath" Hauteur 92 cm -  Double patine brune et dorée.

Fondeur Barbedienne 

Le David et Goliath d'Antonin Mercié illustre la tendance au  syncrétisme stylistique qui caractérise tout un courant d'artistes du 19ème siècle, qui ,en rupture à la fois avec le néo-classicisme  et le romantisme, se tournèrent vers le passé pour puiser leur inspiration. Le Moyen-Age, la Renaissance italienne, les styles français des 17ème et 18ème siècles seront revisités par différents courants que l'on regroupe parfois sous l'appellation plus générale d'éclectisme.

Membre du groupe des néo-florentins, Antonin Mercié, déjà prix de Rome, reçut pour cette oeuvre, non seulement une médaille de première classe au Salon de 1872,  mais fut également honoré de la légion d'honneur,  alors qu'il n'était âgé que de 27 ans . 

La facture extrêmement classique de ce David suggère à première vue une  synthèse d'œuvres de la Renaissance. Pourtant on n'y retrouve  finalement qu'assez peu les oeuvres homonymes de Michel Ange et  de  Donatello. L'emprunt au Persée de Cellini est plus net.

 Le succès fulgurant de cette oeuvre suggère toutefois qu'elle fut reçue davantage comme un aboutissement,  que comme une synthèse. Comme si Mercié avait pris le meilleur chez ses lointains prédécesseurs et l'avait sublimé.

 

 

 

 

 

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